Depuis le 1ᵉʳ janvier 2026, la déclaration des dons reçus entre particuliers doit obligatoirement être réalisée en ligne. Qu’il s’agisse de sommes d’argent, de biens ou de titres, cette évolution marque une nouvelle étape dans la modernisation des démarches fiscales et concerne directement de nombreuses familles.

Qu’est-ce qui change concrètement ?

Jusqu’à présent, la déclaration d’un don pouvait encore s’effectuer au format papier ou par voie dématérialisée. Désormais, la déclaration en ligne devient la règle.
Le bénéficiaire du don doit effectuer la démarche depuis son espace personnel fiscal et suivre un parcours dédié à la déclaration des dons. Dans la majorité des cas, les formulaires papier ne sont plus acceptés, ce qui impose une anticipation accrue des démarches administratives.

Quels dons sont concernés ?

La réforme s’applique à l’ensemble des dons entre particuliers. Cela inclut les sommes d’argent, y compris celles versées antérieurement mais non encore déclarées, les biens remis de la main à la main comme des bijoux, des véhicules ou des objets de valeur, ainsi que les titres financiers.
Même lorsque le don ne génère aucun impôt en raison des abattements en vigueur, la déclaration demeure obligatoire.

Exceptions et abattements à connaître

Certaines situations particulières restent prévues, notamment pour les personnes n’ayant pas accès à Internet ou rencontrant une impossibilité technique à réaliser la démarche en ligne. Par ailleurs, les présents d’usage, lorsqu’ils sont proportionnés aux revenus et au patrimoine du donateur et liés à un événement précis, ne constituent pas des dons fiscalement déclarables.
Les abattements légaux continuent de s’appliquer, comme ceux entre parents et enfants ou au profit des petits-enfants, et sont intégrés automatiquement lors de la déclaration.
Cette évolution ne modifie pas la fiscalité des dons, mais impose un changement de méthode. La généralisation de la déclaration numérique vise à simplifier et sécuriser les échanges, tout en renforçant le suivi fiscal. Pour les familles, l’enjeu est désormais d’anticiper ces démarches afin de rester en conformité et de bénéficier pleinement des abattements sans difficulté administrative.